Pourpre profond

Samedi 3 juin j’étais à Bercy à Paris pour voir Deep Purple. Quand j’ai vu fin 2016 l’annonce de ce concert qui était intitulé « The long goodbye tour » je me suis dit que ce serait sûrement la dernière occasion pour moi de voir ce groupe mythique sur scène.

Je m’attendais à un concert hommage, avec les grands succès. Il y en a eu, mais c’était aussi la tournée de leur dernier album sorti en avril, « Infinite », d’ailleurs sur les 15 titres du concert 4 venaient du dernier album. Bon, franchement, ces 4 chansons étaient pas mal mais valaient-elles de paraitre sur leur « tournée d’adieu » ? Pas persuadé.

Viennent ensuite 3 morceaux de Machine Head (1972), Lazy, Space Truckin’ et Smoke on the Water qui mettaient le feu, 2 de Deep Purple in Rock (1970), Bloodsucker et Black Night qui finira le show de belle manière, 2 aussi de Fireball (1971),Fireball et Strange Kind of Woman très efficaces. Après ça on trouve 3 chansons isolées, Perfect Strangers (de Perfect Strangers, 1984) que j’adore, Uncommon Man (de Now What ?, 2013) que je ne connaissais pas et un très bon Hush (de Shades of Deep Purple, 1968), réorchestré avec l’intro de Sergent Pepper’s, qui ne faisait vraiment pas son âge.

On a bien sûr eu droit à un solo de clavier, un peu long, de Don Airey, qui est tout de même excellent. Notons qu’il occupe ce rôle depuis 2002 suite au départ de Jon Lord. Les claviers occupent une place importante dans ce concert, au moins à égalité avec la guitare, et on s’aperçoit que le son de Deep Purple y doit beaucoup.

J’ai découvert aussi Steve Morse, à la guitare depuis 1994 après un nouveau départ du guitariste originel qu’était Ritchie Blackmore. Bon, force est de constater qu’on n’entre pas dans un tel groupe si on n’a pas un excellent niveau. Ce guitariste est très bon.

Et bien sûr, j’ai eu l’immense plaisir de voir de mes yeux Ian Gillan (chant), Roger Glover (basse) et Ian Paice (batterie), tous trois membres depuis 1970 (Paice étant le seul membre actuel de la formation d’origine en 1968). Ils ont plus de 70 ans chacun, mais ils ont toujours envie sur scène, à n’en pas douter. Gillan, contrairement aux musiciens Glover et Paice, doit adapter son chant à son âge, il ne peut plus hurler sur toute une chanson, ses aigus sont plus limités (je l’ai d’ailleurs surpris à toussoter de temps en temps) et on remarquera que Child in Time et Speed King ont été ignorées sur ce tour, la faute au haut niveau vocal que ne possède plus le chanteur. N’empêche, Ian Gillan reste toujours un formidable chanteur de rock.

Bilan ? Super soirée, bien commencée avec une bonne première partie, Monster Truck.

Bonus : cet article paru dans parismatch.com

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Du pain et des jeux

du pain et des jeux

(cliquez sur l’image pour le lien)

« Les grands événements populaires sont indispensables. Oui, l’Euro de football, comme le Tour de France et d’autres grands événements auront lieu » (Manuel Valls)
Ben tin ! Déjà que la situation politicoéconomique française est au plus bas à un an de la prochaine présidentielle, manquerait plus que le français moyen n’ait pas sa dose de foot et de tour de France, et ce malgré un gros risque terroriste. Si j’étais en colère je dirais bien que j’ai l’impression qu’on nous prend pour des bœufs (ça marche aussi avec moutons).
A propos de la présidentielle 2017 j’ai trouvé une tribune sur le site de libé : Pour un boycott actif de l’élection présidentielle. A méditer, et je me tâte.

Tour Circus

Et une affaire de dopage de plus sur le Tour de France. Rémy Di Grégorio s’est fait toper par la police, son équipe (Cofidis qui a déjà été touchée par des affaires) l’a suspendu et parle de brebis galeuse. L’équipe Sky a une forme du tonnerre, même si la forme de ses coureurs laisse songeur. Oui, ces coureurs développent cette année une puissance hors du commun alors même qu’ils sont d’une maigreur maladive (qui laisse à penser une utilisation de l’AICAR, le remplaçant de l’EPO). Lance Armstrong est poursuivi par l’USADA et le risque n’a jamais été aussi fort qu’il perde tous ses titres sur le TDF et qu’il soit même suspendu à vie (il est actuellement triathlète professionnel) à l’instar de trois de ses anciens préparateurs physiques du temps de l’US Postal dont le sulfureux Dr Ferrari. Chaque année connait son lot de contrôles positifs, de suspensions. Nous vivons une époque où les palmarès du Tour peuvent être changés après l’arrivée (comme c’est arrivé pour Floyd Landis en 2006) et même des années plus tard comme ça risque de se passer pour les victoires d’Armstrong. Mais qui dit que les seconds, troisièmes, dixièmes du classements étaient clairs ? Les classements ne valent pas grand-chose, ils sont le résultat d’une tricherie où tout le monde n’est pas à la même enseigne, les plus riches bénéficiant du dopage dernier cri quand les autres en sont encore à des protocoles leur permettant juste de suivre un semblant de cadence. Ne serait-il pas temps d’arrêter tout ce cirque ? Les coureurs se dopent toujours et encore, les courses sont faussées, tout ça n’a plus rien à voir avec du sport mais à du spectacle. Je sais bien que trop d’intérêts (financiers, les seuls qui comptent) sont en jeu, c’est pour ça que personne ne prendra jamais la décision d’arrêter le Tour de France. Ou alors de créer un Tour Circus qui se produirait de ville en ville en circuit fermé, sans plus bénéficier de l’appui logistique de l’État (DDE, police et gendarmerie, France-Télévision). 15 euros l’entrée pour voir des athlètes chargés comme des mules, un spectacle inoubliable.

L’Etape du Tour 2008 (3)

Je sais, vous vous dites « il nous a bassinés depuis des mois avec son histoire d’Étape du Tour !  Et là plus rien depuis des jours, alors que l’épreuve s’est déroulée le 6 juillet… »

Bon, je vous raconte vite fait :

D’abord pour commencer, pas de suspense à la noix :  je n’ai pas terminé.

Bon, ça c’est fait.

Donc le 6 juillet au matin (levé à 4h00, quand j’y pense je suis déjà fatigué) avec mon petit frère on s’est pointés à Pau sur l’hippodrome où se déroulait le départ. Il était 6h00, il pleuvait.

La zone de départ avait été conçue en 10 sas matérialisés par des barrières, un sas par millier de coureurs. Le premier sas a été libéré à 7h00, il pleuvait. Mon sas, le dernier (dossard 9025) a été libéré plus d’une demi heure après les premiers, et il pleuvait toujours. Mais dans un sens il faisait jour. Retenez le coup du délai entre le départ des premiers et des derniers dossards. On était tous équipés d’une puce (un transpondeur qu’ils disaient) fixée à la cheville gauche, pour matérialiser le départ il fallait passer sous un grand portique sous lequel se trouvaient des capteurs. Bip !! 9025 est parti… et normalement j’aurais dû faire un autre bip à Hautacam, mais basta !

Alors déjà j’étais hyper impressionné de me trouver au milieu de tant de coureurs (8550 au départ seulement), mais le départ a été un peu fou pour moi qui ne suis pas habitué. Il y avait des coureurs de tous les côtés et ça commençait à rouler vite pour moi. Quelques dizaines de mètres et on était à plus de 30 km/h dans la traversée de Pau, puis pareil dans la sortie de Pau où il pleuvait toujours.

A ce propos, en bon parigot que je suis devenu, je suis parti dans le sud avec uniquement ma tenue d’été, je n’ai pas pris mes manchettes amovibles, mon vêtement de pluie. J’ai des lunettes avec des verres amovibles. Selon la saison je mets des verres plus ou moins teintés. Et bien j’ai juste pris les verres les plus teintés, inutiles par temps de pluie ou de brouillard (parce qu’il y avait ça aussi). Donc mon frangin m’a prêté un maillot manches longues, et la veille j’ai trouvé un petit coupe-vent qui se révèlera inutile, et bien sûr pas de lunettes.

Je reviens à mes moutons (ah ça, j’en verrai des moutons, et des vaches aussi) l’épreuve est lancée et ça va vite pour moi, je reste dans les roues de mon frère, pour ça je suis sur le grand plateau d’entrée de jeu (notez le ça aura son importance), et ma foi je tiens le coup, je garde la cadence pour rouler en peloton. Mon frère va s’arrêter pisser satisfaire un besoin naturel quelque part et je ne le reverrai qu’à l’arrivée où il aura produit son bip lui (il terminera 4397 ème au général, ramené à 3944 en temps réel, moi je dis qu’avec un dossard à plus de 9000 c’est bien).

Me voilà seul dans l’aventure toujours sous la pluie, ça rend les muscles des cuisses durs, ça rend le parcours dangereux. Ce fameux parcours est vallonné, jusqu’au pied du Tourmalet c’est une succession de côtes assez dures dont deux notamment, celles de Labatmale et de Loucrup qui flirtent avec les 7% qui seront classées en 3ème catégorie pour le Prix de la Montagne des pros.

La première montée se trouve à Rébénacq. Là c’est le gag. J’arrive dans le village et normalement on tourne à gauche, sauf que tout le monde mettait pied à terre. Devant moi, des centaines de coureurs sur des centaines de mètres, à pied, sous la pluie, en train d’escalader cette côte « à pied ». Vachement pratique avec les chaussures de vélo ! J’ai même pris des photos. On dira que ce truc nous a fait perdre un bon paquet de temps, et on ne saura jamais pourquoi on est montés à pied…

N’empêche, premières montées et aïe ! un point de côté ?!!!? Mais merde on n’a jamais de point de côté en vélo !! Ben moi oui. Il m’a fallu des kms pour que ça passe, imaginez une montée de côte avec un point de côté. Après ça, rien de particulier, mon objectif était de ne jamais me retrouver seul, toujours en peloton, pour perdre le moins de jus. Donc, les deux grosses cotes ça a été. A mon allure bien sûr, mais je montais plus vite que certains. Au fait, il faut que je note quelque part de perdre un peu de poids pour la prochaine fois, genre 4 ou 5 kgs, ça fera ça de moins à monter. Et je sais que je peux les perdre.

On récapitule, les montées ont été faites sérieusement, je ne me suis jamais promené, les parties plates toujours sur grand plateau, les descentes le plus vite possible en tenant compte du facteur pluie. Je passe Loucrup, je tourne à Montgaillard et je descend vers Bagnères-de-Bigorre. Enfin, je descend c’est vite dit, c’est un faux plat montant, et je commence à sentir moins de force dans les cuisses.

Ah, j’oubliais de vous parler de la mise hors-délai. Lorsque je me trouvais à Lourdes au ravitaillement avectous mes congénères une voiture munie d’une horloge géante (en fait, la voiture « horaire fin de course ») est arrivée et on nous a dit que nous étions presque hors limite… comment ça hors limite ? Alors qu’on roule comme des damnés depuis Pau ? Et sous la pluie ?!!! Bien sûr, le réflexe a été de repartir à bloc. Et qui je revois dans la montée de Loucrup ? La bagnole à l’horloge. Et encore plus tard sur la route de Bagnères, pareil, ça stresse un peu. J’avais lu la veille qu’on pouvait être mis hors course si on ne respectait pas des horaires de passage, alors ça stressait un peu oui.

Alors je passe Bagnères et à sa sortie on entre dans la vallée de Campan. Bon, normalement le tracé jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan (oui, là même où Christophe a forgé sa fourche) ne pose aucun problème. Au fait, la pluie a cessé. Seulement je réalise que je suis « cuit ». Non, je me suis alimenté, j’ai bu. Mais j’ai roulé 90 kms à une allure à laquelle je n’avais pas roulé depuis des siècles, sous la pluie, alors ça s’explique. Et c’est à ce moment que mes lombaires se mettent à me titiller (tiens, je les avais oubliés ceux-là). Tant pis, je roule à mon rythme, je me dis que je verrai dans la montée du Tourmalet, on ne sait jamais. Hélas, à l’entrée de Sainte-Marie un officiel me dit que je suis hors délai et que je dois arrêter ou alors que je-peux-continuer-mais-que-ça-ne-comptera-pas-puisque-je-vais-devoir-laisser-mon-transpondeur. Et moi, je vois que je ne suis pas le premier à avoir été arrêté, je dis que ça va pour moi, je m’arrête.

Je rends le bidule, je regarde mon compteur, j’ai parcouru 102 kms à la vitesse moyenne de 24,8 km/h. Là sur le coup, je me disais que presque 25 à l’heure c’est pas mal, seulement les horaires de passage sont faits en fonction de l’heure de départ des premiers partis. Alors quand on part avec plus de 30 minutes de retard, quand on perd au bas mot 20 minutes à Rébénacq, on l’a un peu mauvaise de se voir mis hors course.

La suite est beaucoup moins intéressante. On a été pris en charge par un car balai qui nous a emmené au village d’arrivée, au pied de la montée d’Hautacam où j’ai attendu d’abord l’arrivée de mon vélo qui avait été transporté par camion (on se sent peu de chose sans son vélo), puis celle de mon frère.

Alors voilà, c’est terminé. 6 mois que j’attendais, redoutais, espérais cette journée et c’est fait. Il m’a manqué 60 kms et les 2 plus grosses montées, mais quand je vois l’itinéraire de la course je me dis qu’il ne manquait pas grand chose. Je vous dis rendez-vous l’an prochain. Je ne sais pas où se déroulera l’Étape du Tour 2009 (certainement dans les Alpes, ça fait longtemps que ça ne s’y est pas passé), je ne sais pas si j’y participerai, mais je me lancerai encore un défi de cette taille, parce que l’important dans cette aventure c’est de se sentir vivant.

Dossard 9025 :


Avant le départ :

Bouchon à Rébénacq :

Dans la montée de Loucrup :

Le parcours :

 

Carnet de route

Sur ce post vous pourrez suivre l’avancement de ma préparation en vue du mois de juillet. Avec là juste en dessous un tableau des distances parcourues, et tout en bas quelques commentaires que j’ajouterai au fur et à mesure que l’échéance se rapprochera. Bonne lecture.
Autre chose, comme vous pouvez l’entendre je mets un peu de musique sur ce post, musique qui a à voir de près ou de loin avec le vélo. J’ai trouvé quelques morceaux bien sympas. Bien sûr je n’ai pas vraiment le droit, alors si par le plus grand des hasards l’un ou l’autre des ayant-droits y trouvait à redire qu’il me contacte et je retirerai le morceau en question. Mais avouez que ce serait vraiment dommage 🙂


Musique :
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Edit du 5 mai 2008 :

Je ne vous cache pas que ma joie est un peu émoussée en ce moment. En fait depuis le 19 avril je me suis fait mal au genou gauche. Je crois que c’était dû à un mauvais réglage qui ne portait pas à conséquences tant que je ne roulais pas trop fort. Or je commençais à être bien en forme, alors bien sûr j’ai appuyé plus fort et roulé plus longtemps. Et aïe ! Après ça j’ai testé la méthode empirique qui consiste à modifier quelques réglages et attendre voir le résultat. Résultat peu probant mais je ne désespère pas de retrouver mes bonnes sensations… je croise les doigts, parce qu’il ne me reste plus que 2 mois pour être plus ou moins au point.


Edit du 8 mai 2008 :

Ah, le sourire revient sur mon visage. Je suis revenu à ce qui ressemblait à mes précédents réglages et franchement je suis assez satisfait. Je me suis arrêté à 75 km alors que j’aurais pu rouler 5 ou 10 km supplémentaires. Peu ou pas de douleur sur mon genou gauche, j’ai pris soin de ne pas forcer au delà de mes possibilités.
Normalement je devrais remettre ça demain.


Edit du 9 mai 2008 :

Rayon douleurs, rien au niveau des jambes, c’est cool non ? En revanche ce n’est pas la même chose  niveau dorsal. Mais bon, j’ai fait un petit arrêt remplissage de bidon de 3 minutes et ça s’est tassé. A suivre néanmoins.
Alors, aujourd’hui j’ai fait une sortie un peu plus longue (à peu près 3h15) et donc plus de distance que d’habitude. Et oui, mesdames-messieurs, j’ai dépassé la barrière des 80 km, re-cool !
Ah oui, aujourd’hui les conditions climatiques étaient bien meilleures qu’hier. Je veux dire par là qu’il faisait beaucoup moins chaud. J’ai oublié de préciser que depuis hier je me tartine les bras de biafine. Mes bras sont rouges vifs de l’épaule au poignet sur le dessus de chaque bras. Les jambes ont seulement rosi parce qu’elles étaient sans cesse en mouvement, alors que les bras eux ne bougent pratiquement pas.
Voilà les amis.


Edit du 11 mai 2008 :

Je suis rassuré, mes jambes tournent et ne souffrent pas. Pour mon dos c’est comme l’autre jour.  Dommage, sans ça ce serait un vrai plaisir. 🙂


Edit du 19 mai 2008 :

Et bien voilà, il a suffi que j’incline  très légèrement le bec  de selle vers le bas et  mon dos se porte bien.  J’étais en train de rouler et je me disais que  j’y croyais, que je me sentais vraiment capable de finir les 165 km. Je me suis fait plaisir en roulant un maximum sur le grand plateau et j’ai pu passer les côtes sans perdre de jus. Et oui, j’avais pensé faire installer un triple plateau sur mon vélo, mais le coût m’en a dissuadé. J’ai trouvé un autre moyen, j’ai troqué ma cassette de pignons (arrière) 13-23 (8 vitesses), qui vu mon manque actuel de puissance était trop juste, pour une cassette 13-32. Aujourd’hui j’ai mis au maximum 28, mais déjà à 24 je sens la différence.  Quant au dernier pignon de 32 je crois qu’il devrait me permettre de passer le Tourmalet si vraiment ça ne va pas bien. Ah, autre chose, aujourd’hui j’ai fait 100 bornes !!!! Rassuré je suis ! 🙂


Edit du 20 mai 2008 :

J’ai amené mon vélo à l’atelier Décath. Après avoir poireauté attendu près de deux heures, je tends mon fier destrier au mécano et lui explique ce que je désire, à savoir une bonne révision et un réglage de mes dérailleurs qui commencent à faire des leurs depuis quelques temps tout en me disant qu’il fallait aussi que je lui parle de la direction qui me parait bizarre.
Sauf que je suis reparti sans avoir fait faire la révision. La faute au mécano qui me dit que :

  1. ma manette droite est naze (en fait je rappelle aux néophytes que la poignée de frein sert aussi de levier de vitese, la droite pour le dérailleur arrière, et la gauche pour le dérailleur avant)
  2. la manette gauche ne va pas tarder
  3. le remplacement va me coûter bonbon, surtout au vu du prix initial de ma machine achetée en 99, en fait le deuxième prix d’entrée de gamme
  4. je devrais penser à acquérir une nouvelle bicyclette

Bon, demain je pars faire un tour chez Décath à Vélizy. C’est pas que j’aie des actions chez eux, mais je n’ai pas les moyens de m’offrir un vélo à 1500€. J’en ai vu un à 700€ avec triple plateau, cadre alu, équipé Campagnolo, il me plait bien. Ne reste plus qu’à trouver le financement 🙂


Edit du 25 mai 2008 :

J’ai changé de vélo. Pour paraphraser une pub pour une marque de bagnole « il l’aime mais il le quitte ». C’est ce que j’ai fait avec mon vieux vélo acheté en  1999.  J’ai  acheté le vélo dont je vous parlais plus haut. Campagnolo ! je n’ai jamais roulé sur un vélo équipé Campagnolo. Fourche carbone, ça aussi ce sont des mots qui chantent à mes oreilles 🙂
Alors voilà, je l’ai étrenné aujourd’hui, et  je confirme bien que nouveau vélo égale nouveaux réglages. Qu’est-ce que j’ai eu mal au dos !
Alors que je venais enfin de régler ma position sur mon vieux vélo.  Enfin, j’y arriverai, c’est sûr.
J’ai essayé le triple plateau, c’est vraiment génial ! Je pense qu’avec ça je pourrai passer partout.  Si seulement  j’arrive à régler le problème des douleurs  dorsales.
Bon, à la date d’aujourd’hui j’ai noté mon kilométrage dans mon tableau de suivi, seulement ça n’a pas été fait avec mon compteur que je n’ai pas encore installé sur mon nouveau vélo. Alors j’ai dû sortir ma carte et faire les calculs à la main. En gros je ne dois pas être loin. Allez, à la prochaine !

A la demande de Marie :


Edit du 1er juin 2008 :

En fait, je suis allé rouler hier aussi. Mais on dira que ça ne compte pas. Je suis allé à Longchamp et je n’y ai tourné qu’une petite heure. Bon, aujourd’hui non plus ce n’est pas fameux. Même pas trois heures et une soixantaine de kms. La raison est que je n’ai pas encore trouvé la bonne position.  Pourtant qu’est-ce qu’il est bien mon nouveau vélo. Il répond bien, il est maniable, le jeu de vitesses qui m’est proposé me permet de rouler partout, et puis qu’est-ce qu’il est beau !! 🙂
Bon, je pense que je ferai une nouvelle sortie en milieu de semaine en ayant modifié quelques données, et on verra bien.
Ah, j’ai installé un nouveau compteur sans fil.
Ciao tutti.


Edit du 7 juin 2008 :

Temps mitigé sur l’île-de-france aujourd’hui. Pas froid, ciel couvert, quelques éclaircies laissant darder les rayons du soleil, et beaucoup de vent, malheureusement souvent de face, voilà pour le descriptif.
J’ai roulé un peu plus de 93 km. Mes lombaires m’ont fait  moyennement souffrir,  je peux espérer que ça passera un jour.  Néanmoins je me suis promis d’aller consulter un ostéopathe  ce mois-ci.
Peu de cyclistes aujourd’hui samedi sur les routes de la vallée de Chevreuse et la circulation automobile était acceptable. J’ai remarqué quelque chose sur les bas-côtés des routes, la présence de nombreux animaux morts, des oiseaux,  un chat, un lapin et ce que j’ai pris pour une belette.
Ah, j’ai reçu les documents qui attestent de ma future participation à l’Etape du Tour. L’air de rien, c’est dans moins d’un mois maintenant.


Edit du 26 juin 2008 :

Vous êtes déjà allé chez un ostéopathe ? Moi jamais jusqu’à il y a une dizaine de jours. Et je pense que ce sera la seule fois. Imaginez, le gars me manipule (bon, là je n’étais pas déjà convaincu) et d’un coup, clac ! il m’a fait un truc sur une côte le con ! Une douleur à couper le souffle. Là l’ostéo arrête, il me regarde reprendre mon souffle puis continue sans rien dire. Je quitte mon ostéo sans douleur, mais dès le lendemain ce n’est pas la même chose. Pendant 5 ou 6 jours j’ai eu de ces douleurs qui me réveillaient même la nuit.
Alors évidemment j’ai raté un week-end de vélo parce que là c’était pas possible. Bon, là ça va mieux, dimanche dernier j’ai roulé 107  km. Grosse chaleur  dans la vallée de Chevreuse, j’ai dû remplir mon bidon d’eau à la mi-sortie. Au fait, pour info, c’est pas facile de trouver une fontaine publique dans nos petites communes, alors si vous passez par Dampierre-en-Yvelines il y en a une juste devant la mairie, de la bonne eau potable, c’était un délice.
Sinon à part ça, j’ai dû m’arrêter plusieurs fois pour calmer mon mal de dos. Ce n’est vraiment pas de bon augure pour l’échéance à venir, pas du tout. De toutes façons, je me suis un peu résigné à ne pas terminer l’épreuve. En tous cas, il y a une certitude, je serai au départ.
Bon, ce soir je suis allé rouler un peu à Longchamp, ça faisait longtemps ! 40 km en 1h35, je suis assez content de moi. J’ai pris les roues d’un petit peloton qui allait pile poil à mon allure, c’était chouette ! Voilà pour aujourd’hui les amis. Dire que dans 10 jours je serai au pied du Tourmalet… Mais est-ce que j’en verrai le sommet, c’est une autre question 😉


Edit du 29 juin 2008 :

Voilà, les dés sont jetés. La prochaine fois que je pédalerai ce sera dans les Pyrénées. Et j’ai bien peur de dire que le dimanche 6 juillet je prendrai le départ à Pau avec pour seule ambition d’atteindre le pied du Tourmalet sans trop souffrir. Parce qu’aujourd’hui c’était pire que d’habitude. C’est paradoxal, j’ai un bon coup de pédale, je respire bien, le coeur ne s’emballe pas, et à côté de ça au bout d’un moment (20 km aujourd’hui) le bas des lombaires me fait mal au point que ça me handicape pour pédaler. J’ai essayé de comprendre. D’abord, s’agit-il d’une mauvaise position ? J’ai tout vérifié, non, tout va bien sur ce plan. Après, il reste la possibilité d’un pépin physique. Ça se passe dans les vertèbres lombaires, puis ça irradie le bassin. Néanmoins, un arrêt position debout sur les deux pieds fait disparaitre la douleur et je peux repartir comme ça sur des kilomètres, jusqu’à ce que ça revienne. Donc, j’irai voir mon médecin après l’Etape. Et on verra bien.

Tour de (F)rance…

Le « Tour du renouveau » qu’ils disaient…

Le Tour arrive demain sur les Champs, il reste donc une étape. Mais, mesdames et messieurs, je vais vous donner le nom du vainqueur du millésime 2006 avant tout le monde.

Il devance son dauphin de 59 secondes seulement, mais malgré les 154,5 km à parcourir demain entre Sceaux-Antony et Paris il n’aura pas de bile à se faire. Il suffira qu’il fasse attention à ne pas chuter bêtement, c’est tout.

Et vous savez pourquoi ? Ben, c’est que dans la « grande famille du Tour de France » ça ne se fait pas d’attaquer le Maillot Jaune le dernier jour. Sont-ils pas mignons ces grands benêts ?

Enfin, moi ce que j’en dis, je m’en fous un peu, je n’ai rien à gagner à cette affaire.

Mais revenons à nos moutons à pédales. Le vainqueur du « Tour du renouveau » ?

Bon, des indices ? C’est ce que vous voulez ?

Il est américain

Il a couru dans l’équipe US Postal

C’est, c’est ? Et oui, c’est Floyd LANDIS !

L’année prochaine au mois de juillet je pense faire une retraite dans un monastère où radio, télé ou internet n’auraient aucune chance de pénétrer. Ah, le Tour moderne, vaste supercherie.