Un bouquin normal

Aujourd’hui on parle un peu partout de la sortie d’un bouquin ( « Merci pour ce moment », tiré à 200000 exemplaires !) écrit par Valérie Trierweiler, qui revient sur sa relation (et la fin de cette relation) avec François Hollande. A ce que j’ai lu ça promet, et ça ne fera que faire un peu plus se dégonfler cette normalité que le futur Président nous avait vendue et qui n’était qu’un ballon de baudruche. Pour mémoire, un article du monde.fr  qui reprend les 6 dates de la faillite du président normal.

 

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Image d’illustration bidouillée par votre serviteur. L’image source vient de.

nikko sauve le président

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(origine de l’image)

Le Président Hollande  a fait une visite officielle à Londres. Une visite de chef d’État va sans dire. Aussi, je trouve d’une très grande puérilité (mais faut-il s’attendre à autre chose de la part des anglais) cette inspection de la garde qu’on a imposée à notre grand Président. Qu’est-ce qu’on voit ? Qu’est-ce qui saute aux yeux ? Oui, que Hollande n’a pas de couvre-chef, contrairement aux grands dadets qui l’entourent.

Mon sang n’a fait qu’un tour, et je me suis dit que la perfide albion  ne s’en sortirait pas aussi facilement. J’ai donc rectifié la chose et on voit maintenant que tout revient à la « normale ».

 

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Edit du 10/01/2016 : c’était 2012, j’étais jeune et idéaliste… Si c’était maintenant le président n’aurait qu’à se débrouiller tout seul. Fini, je n’aide plus personne !

Moi, président…

Question : François Hollande, quel président comptez-vous être ?

Réponse : Un président qui, d’abord, respecte les Français, qui les considère. Un président qui ne veut pas être président de tout, chef de tout et en définitive responsable de rien.

Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l’Élysée.

Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur.

Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti dans un hôtel parisien.

Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l’avis du conseil supérieur de la magistrature n’a pas été dans ce sens.

Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes.

Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire.

Moi président de la République, j’aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État, je le ferai réformer de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonctions venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m’expliquer devant un certain nombre d’instances.

Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d’hommes.

Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts.

Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches.

Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d’un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés.

Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation.

Moi président de la République, j’engagerai de grands débats. On a évoqué celui de l’énergie et il est légitime qu’il puisse y avoir sur ces questions de grands débats citoyens.

Moi président de la République j’introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections, non pas celles de 2012, mais celles de 2017, parce que je pense qu’il est bon que l’ensemble des sensibilités politiques soient représentées.

Moi président de la République, j’essaierai d’avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m’occuperai pas de tout, et j’aurai toujours le souci de la proximité avec les Français.

J’avais évoqué une présidence normale. Rien n’est normal quand on est président de la République, puisque les conditions sont exceptionnelles, le monde traverse une crise majeure, en tout cas l’Europe, il y a des conflits dans le monde, sur la planète, il y a l’enjeu de l’environnement, du réchauffement climatique. Bien sûr que le président doit être à la hauteur de ces sujets. Mais il doit aussi être proche du peuple, être capable de le comprendre.