Portraits de cinéma

roger_corbeauJ’ai travaillé dans le cadre de l’atelier dessin du mercredi sur quelques portraits à faire d’après des copies de photos qui étaient issues d’un livre de photos de Roger Corbeau, fameux photographe de plateau. Le livre s’appelle « Portraits de cinéma », il est paru en 1982, avec en couverture Michèle Morgan.

 

 

 

Voici ce que j’ai fait :

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Maria Casares et Paolo Stoppa.

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Orson Welles et Danielle Darrieux pour lesquels je n’ai pas retrouvé les images originales sur google image.

 

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Et j’ai terminé avec Arletty.

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Jeunet en paix

J’aime beaucoup, mais vraiment beaucoup, les films de Jean-Pierre Jeunet. Je suis amoureux du Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Delicatessen m’hypnotise toujours autant et j’ai un gros faible pour la Résurrection d’Alien.

Je vous conseille la lecture de cette interview parue dans le nouvelobs.fr : L’extravagant destin de Jean Pierre Jeunet.

Ici, en lien, la version pdf.

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Cachets des acteurs : L’exception française

Et suite à cet article précédent (cliquez) je suis mort de rire en apprenant que selon Vincent Maraval, distributeur et producteur, fondateur de la société de distribution de films Wild Bunch, les acteurs français sont trop payés ! Ce producteur a écrit une tribune parue dans le journal Le Monde daté du 28 décembre où on en apprend sur le système de rémunérations des acteurs français. Où on apprend que nos acteurs (ceux-là même qui sont prompts à s’installer à l’étranger) touchent des cachets exorbitants et hors de toute logique de marché grâce au système de financement du cinéma français qui repose en grande partie sur l’aide publique, c’est à dire subventionné par l’État.

 Lire aussi sur : 20 Minutes, Le Figaro, Les Echos

MàJ du 31/12/12 :
Il semblerait, à la lecture de cet article de libé (cliquez), que j’aie eu une « réaction poujadiste » en mettant en parallèle « aide publique »  et « subvention de l’État », puisque d’après son auteur le financement du CNC proviendrait non pas de l’impôt mais des taxes collectées sur les recettes des films français et étrangers exploités sur le territoire, ainsi que sur les diffuseurs internet.
Et je conseille aussi cet article de Télérama qui se termine par un : « Je ne me hasarderais pas à dire que (les acteurs) sont trop payés – trop facile – mais que les acteurs français ne bossent pas assez, j’en suis certain ! « 

Màj du 6/01/13 :
Lu dans l’Express.fr, Gérard Depardieu se voit proposer une maison et un poste de Ministre de la Culture en République de Mordovie après avoir obtenu des mains de Poutine la nationalité Russe. Un récent Président français avait dit que « la France on l’aime ou on la quitte », et, Gégé, faut croire que tu ne l’aimais pas tant que ça.
Depardieu encore, dans un article paru dans le nouvelobs.com qui tend à expliquer à Gégé, s’il lui prend l’envie de lire cet article, que non la Russie est loin d’être la grande démocratie qu’il a décrite dans une lettre diffusée à la télé Russe.
Et pour revenir au cachet des acteurs, je vous conseille la lecture de cet article de Marc Missonnier (producteur) paru dans le monde.fr. Rien que le titre me plait : « Payons les acteurs en fonction du budget« .

Màj du 9/12/13 :
Dans cet article du site lepoint.fr, on apprend que la Cour des comptes a chiffré le coût pour les contribuables du cinéma français. Il semblerait que nous (contribuables) participerions, via nos impôts, à hauteur de plus de 400 millions d’euros au financement des films français… En gros, on est un peu des producteurs. A ceci près que le producteur ne doit pas en plus payer pour voir le film, et nous oui.
Voir aussi cet article paru sur le JDD.fr.

Sympas chez Gaumont-Pathé !

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Sauf que mon anniversaire c’était le 25 décembre. Vous allez souvent au ciné le jour de Noël vous ? Moi ? Attendez, je cherche… Euh, ben non, jamais. Et on va dire que je ne suis jamais content 😉

Mais j’y suis allé le 23 (c’était pas cadeau), pour voir Hugo Cabret en 3D (ah, ça c’était pas cadeau !). Je vous le conseille. Il y avait du suspense, de la magie, de très belles images, de la joie, de la tristesse. Vraiment, j’aime le cinéma quand tout ça est réuni. Même si ce n’est pas le jour de mon anniversaire.

Critiques constructives

chaanie-sp2Je cite la conclusion d’une critique de OSS 117 : « Voilà un film parfaitement idiot, vain, etc. et si peu divertissant que je suis parti au bout de 20 minutes.  »
Le type vous pond une critique énorme pour finir sur cette phrase. Quand les spectateurs comprendront-ils qu’à partir du moment où on est sortis avant la fin on n’a aucune légitimité pour partager une quelconque critique ?

 

Critiques constructives… – Blogo ergo sum (cliquez)

Il fut un temps où Première

chaanie-sp2était un bon magazine de cinéma. Je déteste perdre un ami de longue date mais je refuse de perdre 100 points de QI pour que notre amitié perdure. So, bye bye Première, tu me déçois, tu me fends le cœur, mais il n’y a pas que ton prix et ton staff qui ont pris un coup dans l’aile ces quatre dernière années, il y a aussi ton esprit, ta pertinence, ton intelligence, ta culture. A trop vouloir ratisser large, on finit par ratisser à hauteur de pelouse fraîchement tondue.

Et pourtant, je voulais y croire encore, je persistais à me réabonner par nostalgie de tes numéros d’il y a dix ans… Mais là, trop c’est trop. Pour qui me prends-tu ? Tu as bu ? Ton lectorat serait passé de 35-40 balais à 12 ? Quand tu écris sur ta lettre d’incitation au réabonnement : « ,, PREMIÈRE  » , tu penses vraiment que ça va me plaire ?

Allez, ciao amigo,

Tu me fends le cœur.

L’Esquive…

chaanie-sp2Il y a Lydia, créature céleste aux cheveux gras et aux yeux délavés, petit oiseau fragile à la gouaille insupportable qui sous son blouson promène la robe de princesse qu’elle a fait faire pour « être plus son personnage ». Il y a sa grâce que même un langage minimaliste et ordurier ne parvient pas à dissimuler, il y a tous ceux qui voudraient qu’elle réfléchisse, qu’elle dise « oui ou non » tandis qu’elle préfère s’éventer et déclamer pour les besoins de la pièce que la prof de français leur fait monter : Le Jeu de l’Amour et du Hasard de Marivaux.

Il y a Krimo, gamin effacé qui plane, peut-être pour éviter de rêver aux voiliers que son père emprisonné lui dessine comme autant de promesses qu’il ne pourra tenir. Il y a surtout Krimo qui tombe amoureux de Lydia et qui voudrait un rôle dans la pièce pour lui tenir la main, oubliant qu’il ne sait pas jouer, qu’il ne veut pas jouer.

Il y tous ceux qui gravitent autour de ces deux-là, valets intempestifs complotant pour faire vivre une intrigue amoureuse improbable. Ceux qui ne comprennent rien aux soudains silences de Krimo, à l’inhabituelle distance de Lydia et qui voudraient bien que ces deux-là se décident, quitte à leur forcer la main, quitte à tout gâcher.

Il y a la jalousie, il y l’amour, il y a le hasard, il y a l’ennui aussi d’une caméra capricieuse et un peu fainéante parfois. Il y surtout des moments de grâce : l’humiliation involontaire d’un Krimo qui joue faux à force d’aimer vrai et la frustration d’une prof obligée de reconnaître ses limites, la colère rentrée qui lui échappe et qu’elle laisse exploser avant de regretter ; il y a la vulgarité d’une Lydia négociant un peu de dentelle en plus pour sa robe avec autant de délicatesse qu’un commerçant de souk qui aurait mal dormi, comme si il fallait sacrifier beaucoup de féminité pour pouvoir en afficher quelques fragiles morceaux en plus sans perdre la face, féminité pudiquement mais fébrilement dissimulée derrière un éventail décrépi.

Il y a film auquel on se laisse prendre ou non.

 

Avant-première UCG Bercy

chaanie-sp2Demain soir, je vais à l’avant-première du Crustacés et coquillages de Ducastel et Martineau.

Ma première avant-première.

Gracieusement invitée comme les 17 autres personnes assistant à son cours, par Monsieur Martineau himself.

On espérait un peu, sans trop y croire : avec la meilleure volonté du monde, on ne peut pas inviter tout le monde.

Un petit regret tout de même, cette avant-première arrive 10 ans trop tard, Jean-Marc Barr a vieilli et moi aussi…

Je ne suis plus l’ado hypothétiquement hystérique de mes 15 ans, il n’est plus l’acteur le plus sexy de sa génération (entendons-nous bien, il se défend encore pas mal).

Encore un rendez-vous raté, si c’est pas malheureux.

Et moi, toute excitée d’aller à cette avant première et moi, qui partagerai le stress de Jacques Martineau…