Les Compagnons de la Chanson se reforment avec Mireille Mathieu

les cloches

 

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Miossec 1964

chaanie-sp2Ta chair ma chère
(Christophe Miossec / Christophe Miossec – Yan Péchin)

J’ai plongé au fond de ton corps
Comme on s’enfonce dans la mer
J’ai vu la lueur des sémaphores
Et puis un océan de lumières
On est alors passé par-dessus bord
Comme un seul homme à la mer

Je me suis glissé derrière ton corps
Et j’en suis encore et toujours fier
D’avoir pu voir l’envers du décor
Tes hanches, ta peau, ta crinière
Nous nous sommes presque crus morts
Avant de mordre la poussière

Et même si on meurt demain
Et même si tout doit un jour prendre fin
Dis-moi au moins une fois encore
Si je te mérite, ma chère

J’ai glissé contre ton corps
Et je suis tombé plus bas que terre
J’ai dévissé de la face nord
Sans pouvoir me retenir aux pierres
Et pendant quelques secondes alors
Je me suis vu sombrer dans l’air

Je me suis connu contre ton corps
Je me suis découvert au fond de ta chair
Attaché à ton corps
Comme le paradis à l’enfer
Je ne pensais pas alors
Que l’on passerait l’hiver

Et même si on meurt demain
Et même si tout doit un jour prendre fin
Dis-moi au moins une fois encore
Si je te mérite, ma chère

Miossec 1964 – Blogo ergo sum (cliquez)

Deux ans déjà

chaanie-sp2

Laisser le vent emporter tout.

Mais tout ce qui s’est passé
Glisse à côté
Comme l’eau sur les joues
Rester comme ça attaché
Quand l’autre a quitté

Et tous ces mots qu’on a dit
Mots qu’on a fuit
Où sont ils allés
Rester comme ça attaché
Ne peut rien changer
Alors va

Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout
Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout

Je t’ai rêvé homme sans pied
Dieu ou névé
Ou comme un bruit doux
Là, j’irais bien te chercher
J’ai tellement changé

Mais tout ce qui s’est passé
Glisse à côté
Comme l’eau sur les joues
Quand je t’ai pris par la main

C’était un matin
Bien

Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de tout
Je laisse le vent emporter tout
Laisse le vent prendre soin de nous

(M.Farmer)

Deux ans déjà. – Blogo ergo sum (cliquez)

Puis quand je n’ai pas le moral, je m’achève avec…

chaanie-sp2…Mon pote Miossec.

Non, ce n’est pas vrai, je ne m’achève pas, je m’enfonçe dans la brume de mon ami brestois, de mon ex-voisin, de mon compagnon d’infortune, Christophe. Je traîne les bas-fonds de Recouvrance, où j’ai vécu trois ans, dont je connais les putes et les clodos, dont je sais les matins foireux, sale, tristes à pleurer, à cracher ; d’ailleurs le ciel crache toujours sur Recouvrance, tout y est gris, tout y est rance. Il y avait le pont sous mes fenêtres, le port, les cris des mouettes. Les naufragés pas même marins, cloués au bar. Le super-U, grand bazar à paumés, son défilé d’oeils pochés quotidien.

La poésie de Recouvrance, Miossec s’est noyé dedans. Pas de H. pour lui, de la bière, de la vinasse, des virées mortifères, des femmes même pas belles, mais la grâce de sa voix sur ses mots.

Il me déchire le cœur depuis 10 ans, il me cloue à son bar mon pote Miossec, peut-être parce que ces soirées là, j’y étais aussi, je sais leur saveur amère, je sais ma ville, son amertume, sa beauté vulgaire et putassière, je sais Brest.

Deux textes :

Ainsi soit-elle
Oui, nous ferons l’amour ensemble, / Et je te clouerai sur le lit / Et je mêlerai mes membres /Aux tiens, ma petite amie./ Oui, cela ferons ensemble /Et je te prendrai la main /Comme un enfant pour descendre /Dans le ravin./Nous jouirons de nous surprendre /Ainsi liés oui c’est promis /Et caresserons nos cendres /Avec mépris. /Nous regarderons en face /Nos deux pauvres corps meurtris /Sans y voir malice, et fasse /Que le bon dieu n’y soit. Ainsi /Laisse-moi souffrir ma belle,/ Moi je laisse aller mon cœur. /Ainsi le navire appelle /L’ancre. Ainsi l’âme sœur, ma sœur.

La Fidélité
Et je sors /Et je drague comme on crève /Avec tellement de choses à regretter /Comme ta langue sur mes lèvres /Et mes mains sur tes poignets /Dis-moi que puis-je y faire /Si je ne sais faire que traîner/Car tu es loin et moi je crève /De ne pouvoir te toucher /Et je sors /Et je drague comme on crève /Avec tellement d’envie à ravaler / Mais si ma bite et mon cœur font grève /Je peux très bien me toucher /Et si ma langue traîne par terre/Je peux très bien l’avaler /Car tu es loin et moi je crève/De ne pouvoir te baiser

Oh mon amour {3x} Je crève de ne pouvoir t’enlasser Oh mon amour {3x} Je crève de ne pouvoir te baiser
Mais si un beau jour je cède /Pourras-tu me pardonner /Mais si un beau jour je m’achève /Dans l’infidélité /Penses-tu que l’on se relève /De tous ces corps si étrangers/Ou que l’on en crève /Ça me ferait tellement marrer /Et si l’envie m’envahit les lèvres /Je peux très bien me lècher /Et si ma langue traîne par terre /Je peux très bien l’avaler

Oh mon amour {3x} Je crève de ne pouvoir te toucher Oh mon amour {3x} Je crève de ne pouvoir te baiser

Bien sûr, je le trahis, sa musique et sa voix sont absentes… Si vous aimez ce que j’ai pu vous faire partager, procurez-vous ses albums. Tous ses albums. Commencez par Baiser, celui peut-être que j’aime le plus.

Puis quand je n’ai pas le moral, je m’achève avec… – Blogo ergo sum (cliquez)