Oyez, oyez

Je suis heureux de vous faire part de l’arrivée d’une nouvelle catégorie d’articles sur dernierblog :

« Le blog de Chaanie ».

Pourquoi « Le blog de Chaanie » ?

J’ai créé cette catégorie pour faire revivre un blog que j’aimais beaucoup. Il s’appelait « Blogo ergo sum » et si j’écris au passé, c’est parce que ce blog n’existe plus. Sa courte existence, un an et demi, a été compensée par sa très grande qualité.

« Blogo ergo sum » est en partie responsable de ma blog-addiction. En 2005, c’est après être arrivé sur ce blog que j’avais choisi d’en créer un sur la même plateforme qui s’appelait tooblog. Il y a quelques mois de ça, j’ai d’abord (je ne sais encore par quel hasard) réussi à retrouver dans les limbes d’internet une partie des articles du blog, puis j’ai demandé à son auteur, Chaanie, l’autorisation de le faire revivre un peu. Et Chaanie a accepté. Ce n’était pas gagné d’avance, beaucoup d’eau avait coulé sous d’innombrables ponts.

Son blog décrit une vie ancienne. Elle y dialogue avec des blogueurs qui sont peut-être passé à autre chose, de sujets qui peuvent ne plus être d’actualité. Mais ce que c’était bien écrit. C’était intéressant, vif, frais, intelligent. Du moins, c’est ce que j’en pense (d’un autre côté, je ne suis peut-être pas très objectif).

J’ai donc reproduit sur dernierblog une bonne quantité d’articles (billets, post, c’est comme vous voudrez), ceux que j’aurai pu retrouver. Pour y accéder directement, allez sur l’onglet « Le blog de Chaanie » dans le menu, ou allez chercher dans les archives de février 2005 à avril 2006. A chaque fois que j’ai pu, j’ai inséré un lien qui ouvre sur la version pdf de l’article originel, avec ses éventuels commentaires. Alors, si vous trouvez un lien en fin d’article, n’hésitez pas et cliquez.

Critiques constructives

chaanie-sp2Je cite la conclusion d’une critique de OSS 117 : « Voilà un film parfaitement idiot, vain, etc. et si peu divertissant que je suis parti au bout de 20 minutes.  »
Le type vous pond une critique énorme pour finir sur cette phrase. Quand les spectateurs comprendront-ils qu’à partir du moment où on est sortis avant la fin on n’a aucune légitimité pour partager une quelconque critique ?

 

Critiques constructives… – Blogo ergo sum (cliquez)

L’appartement

chaanie-sp2Je suis tellement fatiguée que je pourrais m’endormir avant d’avoir pu écrire ce billet, mais j’ai un nouvel appart. 69 M2 à Saint-Cyr, dans « une résidence neuve de standing au confort familial et aux prestations de qualité » comme ils disent. Je suis tellement claquée que je peine à me réjouir : ça demande beaucoup d’énergie de trouver l’appart parfait. Sachez quand même que désormais, c’est 4 fois le montant du loyer (et il faut voir les loyers ici) qu’on vous demande de gagner pour louer sur Paris et sa région, et non plus trois. C’est balot quand même, à 28 ans, à une centaine d’euros près, on est obligés de demander à beau-papa et belle-maman de se porter caution : c’est déprimant. Pas grave, quand je gagnerai ma vie moi aussi, on explosera le score (ouais, j’y crois) et plus personne n’osera nous demander une caution… sauf si d’ici-là, les agences immobilières surenchérissent et qu’on nous demande 7 ou 8 fois le loyer. Le pire, c’est que ça ne me surprendrait pas.

Enfin, pour le moment, c’est la fête : nouvelle maison et jolie maison.

De la révolte inopinée

chaanie-sp2Certains blogueurs se plaignent sur le blog de Tooblog que ce dernier soit amené à changer son offre au profit d’une version payante pour tous les blogs. Je ne comprends pas ces plaintes. Vous avez (nous avons) bénéficié d’un service très performant, agréable et qui plus est d’une gratuité totale pendant un peu plus d’un an. Toutes les interfaces, la maintenance, les améliorations ont été apportées par Marko sans que nous ne le dédommagions d’un denier.
Vous savez aussi bien que moi que tout travail mérite salaire. Vous pensiez sérieusement qu’un service de cette qualité allait pouvoir demeurer gratuit ad vitam ? Marko ne nous « doit » rien, n’a pas de compte à nous rendre et n’a pas même à se justifier. Il fait ce qui lui semble bon avec son bébé et je crois qu’il serait bon de lui foutre la paix : si vous voulez un blog gratuit, vous pouvez toujours déménager le contenu du vôtre vers une autre plateforme. Toute revendication me semble indécente. Si vous souhaitez conserver le confort de tooblog, vous vous acquitterez de 10 euros par an, soit moins d’un euros par mois, ce n’est pas ruineux.

 

De la révolte inopinée… – Blogo ergo sum (cliquez)

Mais que lui a-t-il dit ?

Me demandai-je la gorge serrée sur le chemin du retour. J’étais allée ce jour-là au cinéma toute seule, comme à chaque fois que je veux être certaine de ne pas être gênée par le regard, la présence, l’attention ou la gêne d’une personne qui m’est familière. J’ai été émue. Si émue que j’ai pleuré, blottie dans mon siège, dans ce grand rang vide où il n’y avait personne pour moquer mon trouble.
J’ai pleuré précisément au moment où il téléphone dans la baignoire, et dit à sa femme « ça ne va pas ». Ce « ça ne va pas » qui n’atteint pas sa cible, qui reste -pur- dans l’espace de l’incommunicabilité, ce « ça ne va pas » qui dit tant avec si peu.
J’ai tout aimé dans ce film : la pudeur, les silences, les brisures, les souffrances tues comme les rires. J’ai aussi aimé la fin de ce film. Et comme ceux qui l’ont aimée je me suis demandée ce qu’il lui disait.

D’après vous, que lui dit-il ? Dans ma version, il lui dit « Like a bridge over troubled water », mais sans doute lui dit-il autre chose dans la vôtre. Je suppose que pour chacun d’entre-nous, il dit ce que nous aurions aimé entendre.

(Ce film, c’est bien sûr Lost in Translation de Sofia Coppola avec Bill Muray et Scarlett Johansson.)

Jean-Philippe…

chaanie-sp2Avec Unam, qui à ses heures perdues est un vaillant chevalier de l’expérience cinématographique douteuse (avouez qu’un film sur un monde qui n’aurait jamais connu Johnny sent l’arnaque beauf à plein nez, a fortiori quand on est pas fan du Monsieur dont on craint, à la lecture du synopsis un craquage égocentrique et narcissique intégral à la limite du pathétique), je suis allée voir, hier soir, sur les Champs, Jean-Philippe.
Il faisait bon, il faisait beau, c’était ma première balade printanière en bonne compagnie, et c’était bien. Nous ne savions pas très bien ce que nous allions voir mais nous étions plutôt intrigués par le synopsis du film. Eh bien, croyez-le ou non : c’était bon. D’une drôlerie, d’une richesse comique remarquable. Luchini fait le show et il emballe tout et surtout nous : il est tellement crédible en illuminé perfusé à « Qu’on me donne l’envie « qui essaie de convaincre le raté Jean-Philippe Smet de récupérer le destin qui lui a été volé, qu’on a envie d’applaudir son numéro de cabot encore plus que d’habitude. Il y a dans cette comédie-ovni qui parfois cède -dommage- aux codes minima du genre, des moments d’anthologies.
Petit regret sur la fin décevante parce que trop conventionnelle quand il y avait matière, un peu à la façon d’un « Liberté Oléron » ou d’un « Dans la peau de John Malkovitch », de faire prendre au film une direction plus déroutante. Là, force est de constater que la fin est calibrée pour un passage en début de soirée sur une grande chaîne Hertizienne. Regrettable, mais on pardonne cette facilité au regard du reste, sincèrement, si vous avez 10 euros en poche et envie de vous détendre, allez voir Jean-Philippe, pour ce fabuleux numéro d’acteurs auquel se livrent Luchini et Johnny, qui joue une carte de l’auto-dérision et de l’auto-critique assez réjouissante. Dommage que le film se contente d’être si lisse finalement, on aurait pu prendre encore plus de plaisir.

Remarque : dans ce film, Johnny parle normalement, sans cet accent bizarre qu’il emprunte toujours en interview, c’est agréable et reposant.

Remarque 2 : mention spéciale pour le générique de début qui m’a fait penser à American Beauty : d’ailleurs, sous l’emballage comique, la satire de la beauf- attitude apanage du fan de Johnny un peu trop ‘Rock’n Roll attitude’, est assez étonnante ; coup bas pour le fan lambda. Mais à voir ce dernier s’enflammer en critiques élogieuses sur Allociné, il semble qu’il n’ait pas senti la lame…

La classe

chaanie-sp2Vous l’aurez compris, je suis une femme exigeante : comme mon héros amateur de havanes Hannibal de l’Agence Tous Risques, « j’adore quand un plan se déroule sans accroc ».

Je suis une perfectionniste, une vraie, une tatillonne du service impeccable, une droguée du détail, en somme j’aime le « luxe », le « calme » et et la « volupté » au moins autant que j’aime l’auteur de cette formule rythmée.

Alors, quand je commande sur Internet sur un grand site très connu, je suis toujours ravie de recevoir dans les délais précisés ce que j’ai commandé, ce qui ne manque jamais d’arriver alors même que je fais toutes mes courses via ce média. Mais quand je commande un colis tordu -parce que composé d’objets assez hétéroclites- ce matin à 11H00 :

et que ce soir, à 18H00, je reçois un mail me disant que le colis est parti en colissimo, ce qui veut dire qu’à huit heures demain matin, on va sonner pour me le remettre, je suis une perfectionniste comblée, ce qui est par définition vraiment original.

J’adore et j’en veux encore…

Insensé

chaanie-sp2« Inquiets d’une éventuelle interdiction totale de la cigarette dans les lieux publics, les buralistes ont annoncé jeudi le lancement d’une pétition pour réclamer une dérogation pour les bars-tabacs.

Ils réclament également un délai pour pouvoir diversifier leurs activités. Nous disons non à une mesure trop précipitée qui serait brutale et nous demandons une dérogation pour les bars-tabacs, a déclaré lors d’un point presse René Le Pape, président de la Confédération des débitants de tabac.

La vente du tabac représente aujourd’hui en moyenne la moitié de l’activité des 31.000 buralistes, dont 61% sont des bars-tabacs. L’organisation a rappelé que le réseau avait subi une chute en volume de 27,7% des ventes de tabac depuis « le choc des hausses insensées » de 2003.

Le quoi ? Le choc insensé ? 27,7 % de tabac vendu en moins et un nombre certainement important de vies sauvées ne donne pas le moindre sens à cette mesure ô combien impopulaire ? J’ai dans mon entourage des gens qui ont arrêté de fumer à cause ou grâce à cette mesure. Alors, je sais bien que les buralistes ne sont pas censés être forcément tous des bêtes en français ( je cite ce magnifique pléonasme à deux balles : « Nous disons non à une mesure trop précipitée qui serait brutale ») mais enfin, j’ose penser qu’il connaissent le sens du mot « insensé ». Allez Messieurs et Mesdames les buralistes, reprenez-vous, il est encore temps d’arrêter de vendre du cancer et de la misère , diversifiez…