Pourpre profond

Samedi 3 juin j’étais à Bercy à Paris pour voir Deep Purple. Quand j’ai vu fin 2016 l’annonce de ce concert qui était intitulé « The long goodbye tour » je me suis dit que ce serait sûrement la dernière occasion pour moi de voir ce groupe mythique sur scène.

Je m’attendais à un concert hommage, avec les grands succès. Il y en a eu, mais c’était aussi la tournée de leur dernier album sorti en avril, « Infinite », d’ailleurs sur les 15 titres du concert 4 venaient du dernier album. Bon, franchement, ces 4 chansons étaient pas mal mais valaient-elles de paraitre sur leur « tournée d’adieu » ? Pas persuadé.

Viennent ensuite 3 morceaux de Machine Head (1972), Lazy, Space Truckin’ et Smoke on the Water qui mettaient le feu, 2 de Deep Purple in Rock (1970), Bloodsucker et Black Night qui finira le show de belle manière, 2 aussi de Fireball (1971),Fireball et Strange Kind of Woman très efficaces. Après ça on trouve 3 chansons isolées, Perfect Strangers (de Perfect Strangers, 1984) que j’adore, Uncommon Man (de Now What ?, 2013) que je ne connaissais pas et un très bon Hush (de Shades of Deep Purple, 1968), réorchestré avec l’intro de Sergent Pepper’s, qui ne faisait vraiment pas son âge.

On a bien sûr eu droit à un solo de clavier, un peu long, de Don Airey, qui est tout de même excellent. Notons qu’il occupe ce rôle depuis 2002 suite au départ de Jon Lord. Les claviers occupent une place importante dans ce concert, au moins à égalité avec la guitare, et on s’aperçoit que le son de Deep Purple y doit beaucoup.

J’ai découvert aussi Steve Morse, à la guitare depuis 1994 après un nouveau départ du guitariste originel qu’était Ritchie Blackmore. Bon, force est de constater qu’on n’entre pas dans un tel groupe si on n’a pas un excellent niveau. Ce guitariste est très bon.

Et bien sûr, j’ai eu l’immense plaisir de voir de mes yeux Ian Gillan (chant), Roger Glover (basse) et Ian Paice (batterie), tous trois membres depuis 1970 (Paice étant le seul membre actuel de la formation d’origine en 1968). Ils ont plus de 70 ans chacun, mais ils ont toujours envie sur scène, à n’en pas douter. Gillan, contrairement aux musiciens Glover et Paice, doit adapter son chant à son âge, il ne peut plus hurler sur toute une chanson, ses aigus sont plus limités (je l’ai d’ailleurs surpris à toussoter de temps en temps) et on remarquera que Child in Time et Speed King ont été ignorées sur ce tour, la faute au haut niveau vocal que ne possède plus le chanteur. N’empêche, Ian Gillan reste toujours un formidable chanteur de rock.

Bilan ? Super soirée, bien commencée avec une bonne première partie, Monster Truck.

Bonus : cet article paru dans parismatch.com

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