À Noël on m’a offert

Noël est passé, vous avez peut-être trouvé un ou plusieurs cadeaux au pied de votre sapin. Et si vous me citiez un d’entre eux et un seul (facile si vous n’en avez reçu qu’un).
Faites votre choix, le plus beau, le plus cher, le plus modeste, le plus amusant, le plus instructif, celui que vous voudrez.

Allez, je me lance :

À Noël on m’a offert « Ma vie, mon oeuvre, mon scooter – Les faux mémoires du Prince Jean »

Paris-Roubaix 1972 en image

 

 

 

 

Ce sont les fêtes de fin d’année. Je vous fais mon petit cadeau : un montage vidéo de la première victoire de Roger De Vlaeminck sur Paris-Roubaix. C’était en 1972.
Je vous renvoie à un article publié le 8 novembre 2008 sur ce blog. Il s’agissait d’un texte signé Michel Crepel :  Paris-Roubaix 1972 L’éclosion du maître de l’enfer.

 

Roger De Vlaeminck fait de la pub

 

Spot publicitaire pour une compagnie d’électricité belge.

Pub pour le magazine Primo pour lequel Roger De Vlaeminck tient une rubrique cycliste. Heureux lecteurs flamands !
J’ai mis « Five Per Cent Of Nothing » de Yes (album Fragile) en fond sonore.

Jempi

 

Bande-annonce (trailer) d’un documentaire paru dans Belga Sport le 6 avril 2009. Jean-Pierre Monseré est mort en course, percuté par une voiture, à l’âge de 23 ans. Il était le Champion du Monde en titre des professionnels et courait sous les couleurs de Flandria. Son coéquipier et ami Roger De Vlaeminck ne s’en est pas vraiment remis. Nul doute que le visage du cyclisme des années 70 n’aurait pas été le même sans la mort de ce coureur très prometteur.

Liaison dangereuse

J’aime bien lire les news sur le site du nouvelobs.com. On dit « qui aime bien châtie bien », alors, quand je lis des termes tels que « l’hernie » ou « son hernie » dans un même article, je sors mon flingue.
Comme nous le savons tous la langue française comporte certaines subtilités comme le h aspiré. On dit d’un h placé en début de mot qu’il est aspiré quand il empêche toute liaison ou toute élision avec le mot précédent.
Dans le cas présent « hernie » est un nom féminin dont le h est aspiré (pour le savoir, il suffit d’ouvrir un dictionnaire). Il aurait fallu écrire « la hernie discale » et « sa hernie discale ».
Je note que la pratique du h aspiré est un peu ardue dans les jeunes années de nos bambins. Qui n’a jamais dit quand il était enfant qu’il n’aimait pas manger des zaricots verts ?
Autre exemple,  on parle des handicapés. C’est bien de parler des handicapés. Seulement, beaucoup diront « les zandicapés », « unandicapé », alors que le h est aspiré. Il faut donc dire les-handicapés, un-handicapé, sans aucune liaison.
Il va sans dire que ces fautes sont largement répandues dans le langage parlé et on fait avec. En revanche, quand ça vient polluer l’écrit je n’excuse plus. Comment peut-on écrire « l’hernie » ou « l’handicapé » quand on est rédacteur sur un site d’information ? 

 

Urgent : site internet cherche correcteur(rice)

Il est question de ne plus enseigner l’Histoire aux lycéens de la filière scientifique. Il est vrai que c’est du temps de pris sur les seules vraies matières : les matières scientifiques. Luc Chatel, le ministre de l’éducation nationale, dit d’ailleurs que l’Histoire n’est pas moins indispensable que le Français qui n’est plus enseigné aux matheux de Terminale en précisant qu’il a « le sentiment qu’ils (les lycéens) ne sont pas illettrés ».
Je note quand même que le rédacteur ce cet article, paru sur le site du Monde, semble méconnaitre la terminaison au féminin des mots en « al ». Mais il est vrai que d’aller en « terminal scientifique » est peut-être le bon moyen de devenir pilote de ligne.

Rappel :

Accord de l’adjectif qualificatif

Règle : l’ adjectif qualificatif, épithète ou attribut, s’accorde en genre et en nombre avec le nom ou le pronom auquel il se rapporte .

On doit donc écrire : l’éducation nationale. OK, pour « terminale » il y avait un piège. L’adjectif est devenu un nom. Puisque de « la classe terminale » on en est arrivé à dire « la terminale ».
Oui je sais, c’est vachement dur la langue française. 😉

Ambiguïté gardavisuelle

Le rédacteur masqué a encore frappé. Une dépêche d’Associated Press a été publiée sur le site YahooActualités aujourd’hui. Il y est dit que la mère d’une enfant disparue au mois de juin aurait avoué son meurtre. Encore une histoire sordide.
Comme toutes les personnes qui ont lu cette dépêche  (voir l’image ci contre), j’ai d’abord lu le titre, sobre, qui dit que « la mère de Typhaine et son compagnon ont avoué le meurtre de la fillette ».
Puis j’ai lu la phrase d’introduction (celle en gras) qui en dit plus que le titre mais qui est moins détaillée que le reste de la dépêche. Il y est écrit que : »La mère de Typhaine, une enfant de cinq ans mystérieusement disparue le 18 juin à Maubeuge (Nord), et son compagnon ont avoué avoir tué la fillette lors de leur garde à vue dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris de source policière« .
Au delà des faits horribles je m’arrête sur la construction de cette phrase que je trouve bancale. Parce qu’en effet, si je ne retiens que l’essentiel de cette phrase je comprends que la mère de Typhaine et son compagnon ont avoué avoir tué la fillette lors de leur garde à vue.
Et là, à mon humble avis, comme aurait dit Fernand Raynaud : « y’a comme un défaut ». Le défaut, je le vois ici, dans : « ont avoué avoir tué la fillette lors de leur garde à vue« . Parce que ça, ça veut juste dire (même si ça ne tient pas debout) que la mère et son compagnon ont tué la fillette lors de leur garde à vue, pendant leur garde à vue.
Hé oui, ça ne tient pas bien sûr. Mais pour éviter de jeter le trouble chez tous ses lecteurs le rédacteur de cette phrase aurait dû écrire que la mère de Typhaine et son compagnon ont avoué, lors de leur garde à vue, avoir tué la fillette. De cette façon, rien qu’en déplaçant un groupe de mots, nous sommes certains sans aucune ambiguïté que « lors de leur garde à vue » correspond au moment où la mère et son compagnon sont passés aux aveux et non pas au moment où ils ont tué la fillette.
D’où l’importance de la bonne construction d’une phrase.