Pour un sport humain

Un truc me défrise dans les disciplines telles que la course (à pied, à vélo, à cheval, dans l’eau ou pas…), le saut (en longueur, en hauteur, avec et sans perche) ou le lancer (de disque, non pas le lancement de cd, de javelot, de marteau, de tournevis, non pas celui-là..).

Je remarque que les journalistes sportifs, parce que c’est leur boulot, parce que leur vie n’a pas d’intérêt ou pour je ne sais quelle autre raison, sont très friands et demandeurs de records (avec une nette préférence pour le record du monde, « ze world record », et à défaut un record olympique, « zi olympic record »).

C’est bien simple, tu vois les gars, les filles qui courent, pédalent ou nagent la course de leur vie, les journalistes-commentateurs-hurleurs (surtout si un de nos ressortissants se trouve dans la finale) font la fine bouche et sont carrément déçus si en plus, « cerise sur le gâteau » comme disent les sportifs (au fait, vous avez remarqué le nombre de sportifs qui émaillent leurs commentaires d’expressions toutes faites connues de tous – jusque là rien à dire – et qui s’empressent d’ajouter « comme on dit », comme si on ne le savait pas que ça se disait ! Et puis même si ça ne se dit pas, un peu de courage que diable, il faut assumer !), le record mondial n’est pas battu, ce soir, devant vos yeux ébahis, en direct sur leur chaine et pas chez la concurrence, nananananère.

Donc voilà un peu pourquoi j’ai les cheveux raides parfois.

Dans l’absolu je ne suis pas pour le chronométrage, pour l’enregistrement des meilleures performances. Je suis pour un sport humain. Où le champion du monde ou bien le champion olympique serait celui qui aurait franchi simplement le premier la ligne d’arrivée ou qui aurait sauté un peu plus haut que les autres.

Bien sûr les commentateurs sportifs seraient bien embêtés, il leur faudrait avoir recours à leur imagination pour combler les blancs dans lesquels étaient mis les temps, les chronos, les hauteurs, les longueurs, les minimas. Au début le commentaire type serait du genre de :  « et bien oui, c’est le Jamaïcain Bolt qui a gagné la finale du 100 mètres en courant un peu plus vite que le second et beaucoup plus vite que le 8ème ».

Moi ça ne me choque pas. Parce qu’il ne faut pas oublier qu’une compétition sportive est avant tout un combat contre des adversaires, pas un combat contre le temps ou des centimètres.

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3 réflexions sur “Pour un sport humain

  1. Marie : Je parle de compétition faite par des professionnels. La notion de plaisir ils la ressentent à mon avis lorsqu’ils gagnent. Sinon bien sûr que le plaisir est important dans le sport du dimanche, celui des vrais amateurs.

  2. Le sport est humain. Et le reste. Avec ses champions, ses passionnés, ses tricheurs, ses purs, ses éducateurs, etc.C’est l’info sportive qui ne l’est plus (humaine). C’est peut-être parce que l’info sportive s’est muée en spectacle et que ce spectacle est soumis à forte concurrence et que l’emphase appelle le trop et le pas assez. Restent les vrais sportifs qui continuent de savoir apprécier les compétitions et les performances. Malgré les médias. Les temps changent…

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